L’atelier
L’équipe.
On vous parle beaucoup de l’atelier. Le voici incarné : les personnes qui dessinent, fabriquent et posent — parce que c’est elles, l’atelier, pas une enseigne.
des gens, pas une enseigne ✎
© Emma Dufour À l’origine
Une histoire de famille, devenue une histoire d’atelier.
Elysta, c’est d’abord Erwan et Maud : lui à la conception et à la fabrication, elle au design du mobilier pour enfants. Tout est parti de là — un lit-nuage, des prénoms (Elyne et Stan), et l’envie de bien faire.
Aujourd’hui, on est une petite équipe soudée. C’est elle qui fait la différence sur chaque projet : les mêmes mains, du dessin à la pose.
© Emma DufourL’ambiance maison
Chez nous, les cafés finissent toujours froids. On se met à parler d’un projet, une idée arrive, une solution suit… et la tasse est oubliée sur l’établi. C’est un peu ça, l’atelier.
On se charrie souvent avec un « c’est toudi bon pour qui que c’est ». Sauf qu’ici, justement, rien n’est jamais « toudi bon » tant que ce n’est pas nickel.
Qui fait quoi
Avant le bois, j'ai passé une douzaine d'années dans le cinéma — régisseur puis réalisateur, une soixantaine de films et de tournages. Des journées de quatorze à dix-huit heures, loin de chez moi : un jour je suis parti, mon fils avait trois semaines ; quand je suis rentré pour de bon, il en avait six mois. J'avais besoin de retrouver ma famille et un métier plus humain, alors on a quitté Bruxelles. J'ai commencé par retaper notre maison — une vieille bâtisse inhabitée depuis trente-cinq ans — et là, je suis tombé amoureux du travail du bois. De la rénovation je suis passé à la menuiserie, et en 2017 on a lancé Elysta avec Maud, parti d'un lit-nuage construit pour notre fille Elyne. Aujourd'hui, je conçois et dessine les meubles, je fais les devis, le contact client et je règle les problèmes — et je pose encore de temps en temps, de moins en moins. Ma force, c'est de comprendre vite comment les choses fonctionnent : mon tout premier escalier, je l'ai balancé au téléphone avec mon beau-père au bout du fil ; très vite, on est passés à la CNC et au numérique.
« Quelqu'un de souriant, jovial et ouvert d'esprit, qui nous pousse à progresser tous ensemble. Sa force, c'est le côté chiffres et gestion, le contact client, et un savoir-faire qu'on ne maîtrisait pas avant — les escaliers, entre autres ; mais surtout sa façon de motiver et de nous confier de plus en plus de responsabilités. Bosser pour lui, c'est une vraie école : on apprend chaque jour, et il arrive de bonne humeur tous les matins, avec son « Bon dimanche ! » en prime. »
« Un couteau suisse : un gars qui sait tout faire — du coup, il s'éparpille un peu. Un vrai touche-à-tout. »
Cofondatrice d'Elysta : j'ai suivi Erwan dans son idée de créer du mobilier pour enfants, en y apportant mon expertise — quinze ans en puériculture avant de lancer la marque. Aujourd'hui, j'apporte surtout un regard artistique : un univers, un imaginaire, une patte côté illustration, sur tout ce qui touche au mobilier enfant. Je donne aussi un coup de main à l'administration et à la gestion — et un coup de bâton quand il faut. Ce que je préfère, c'est voir un petit dessin passer du 2D au réel et devenir un vrai meuble ; et ma fierté, c'est d'avoir bâti une marque à l'univers reconnaissable au premier coup d'œil.
« On la croise peu à l'atelier, mais c'est une femme très gentille, souriante et à l'écoute, qui veille à ce que tout tourne bien autour d'Erwan. C'est elle qui apporte la vision design, surtout sur le mobilier enfant. Et elle a un sacré courage : elle a retapé son grenier toute seule quand Erwan était débordé — beaucoup de volonté et d'ambition. (Le croque-monsieur, par contre, elle oublie parfois de débrancher la machine…) »
Menuisier chez Elysta, je fabrique les meubles et je veille à ce que ce qui sort de l'atelier soit au top niveau qualité. Avant, j'ai été menuisier cinq ans ailleurs ; ici, ça fait un an et deux mois. Au quotidien, je touche au débit, au prémontage et au montage, et je file un coup de main à Moïse sur la finition quand il faut. Ce qui me plaît, c'est la technicité de mise en œuvre et voir le produit fini — un meuble qui prend forme, ça me fait vraiment plaisir. On me dit que je suis appliqué, peut-être un peu trop, mais c'est comme ça que le travail est propre.
« Il réfléchit beaucoup et il a une sacrée logique pour son jeune âge : toujours à l'écoute, calme en toutes circonstances, et il trouve souvent la bonne solution. Bosser avec lui, c'est intéressant et instructif — et il m'aide à gérer mon stress quand j'ai peur de ne pas y arriver. »
Menuisier de formation, je m'occupe surtout des finitions : préparation, ponçage, mise en peinture et en vernis — et pas mal de montage de caissons aussi. Je suis arrivé chez Elysta il y a quatre ans, après avoir travaillé dans l'entretien de jardin. Ce que je préfère, c'est voir une pièce finie sur laquelle j'ai bossé ; on me dit que je chipote sur les détails, mais on finit toujours par y arriver, même quand ça paraît compliqué au départ. Mes projets préférés : l'escalier à structure métal, et les chalets qu'on a aménagés en France — un chantier complet, différent de l'atelier.
« Le plus minutieux de l'atelier : il prend son temps pour que la finition soit nickel — jamais assez bien pour lui, alors il râle un peu. Mais c'est aussi celui qui pense à venir m'apporter mon café. »
Votre projet
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